Des milliers de personnes suivent déjà votre marque sur Instagram ou TikTok. Elles connaissent vos produits, elles vous font confiance, et pourtant la plupart n'ont jamais fait votre diagnostic, le plus souvent parce qu'elles ignorent qu'il existe.

Instagram et TikTok ont une particularité : le lien sortant y est rare et contraint. Pas de lien cliquable en publication, un seul espace en bio, des stickers en story. Cette contrainte structure tout : chaque format a sa propre mécanique pour amener une personne du contenu vers le diagnostic, et c'est elle, plus que le contenu, qui détermine le nombre de démarrages.

Promouvoir un diagnostic sur Instagram et TikTok en organique tient donc moins au contenu qu'au format choisi. Voici les huit qui fonctionnent, du plus simple (une ligne dans la bio) au plus engageant (le live). Pour chacun : ce qui conditionne son efficacité, les marques qui s'en servent bien, et les erreurs qui le font échouer.

1.Le lien en bio, le seul lien cliquable en permanence

La bio est le seul espace d'Instagram et TikTok où un lien est cliquable en permanence. C'est l'équivalent social du menu de navigation de votre site : une exposition permanente, un effort quasi nul, aucun risque. Et pourtant, la majorité des marques y mettent un lien générique vers leur homepage.

  • Portée organique★★★☆☆Tous les visiteurs du profil, et eux seuls
  • Effort de mise en place★☆☆☆☆Une ligne de texte et un lien
  • Potentiel de démarrages★★★☆☆Dépend du texte d'appel au-dessus
  • Durée de vie★★★★★Permanente

Les marques dont le diagnostic est le cœur du parcours d'achat l'ont compris depuis longtemps : chez Laboté, dont chaque soin sur-mesure commence par un diagnostic, ou chez D-Lab Nutricosmetics, la bio et le link-in-bio ne renvoient pas vers un catalogue mais vers l'entrée du parcours, le diagnostic.

Deux décisions à prendre : le texte d'appel dans la bio, et la destination du lien.

Le texte d'appel

La ligne de bio qui précède le lien joue le rôle du libellé de menu sur votre site : elle conditionne le taux de clic. Le diagnostic ne doit pas être une ligne parmi d'autres : c'est la conclusion de la bio et l'action principale proposée au visiteur.

Structure de bio recommandée
  1. Lignes 1-2Le positionnement de la marque.
  2. Ligne 3Une preuve ou une réassurance : une notation, un nombre de clientes.
  3. Ligne 4L'appel au diagnostic et la flèche vers le lien : « 👇 Trouvez votre routine en 2 min, diagnostic gratuit ».

La destination : lien direct ou page link-in-bio

DestinationQuand la choisirLimite
Lien direct vers le diagnosticLe diagnostic est LE levier prioritaire du moment (lancement, campagne)Sacrifie les autres destinations (nouveautés, blog)
Page link-in-bio (Linktree, Shopify Linkpop, page maison)Plusieurs destinations à maintenir en parallèleLe diagnostic doit être le premier bouton, sinon il se dilue
Liens du profil Instagram D-Lab Nutricosmetics, avec « Réaliser son D-iagnostic »
D-Lab Nutricosmetics : le diagnostic porte un nom de marque, « Réaliser son D-iagnostic », en troisième position sur quatre liens
Liens du profil Instagram Ouate, avec « Le diagnostic de peau » en dernière position
Ouate : « Le diagnostic de peau » est nommé clairement, mais placé en quatrième et dernière position, après un lien WhatsApp
✅ Ce qui fonctionne : ajoutez un paramètre de suivi différent par plateforme, votresite.com/diagnostic?utm_source=instagram d'un côté, ?utm_source=tiktok de l'autre. Invisible pour la personne qui clique, mais sans lui tout le trafic social se confond et vous ne saurez jamais laquelle des deux plateformes vous amène des diagnostics. Les marques équipées d'Ask-it retrouvent ces sessions dans leur dashboard, avec le taux de complétion et le chiffre d'affaires de chaque canal.
❌ Erreur fréquente : garder une bio purement institutionnelle, ou noyer le diagnostic dans une page link-in-bio à huit boutons où il arrive en cinquième position. Sur un téléphone, chaque position perdue divise la visibilité.

2.La story à la une, votre diagnostic en vitrine permanente

Les stories à la une (highlights) sont les seules stories permanentes : elles s'affichent sous la bio, sur chaque visite de profil, sans limite de durée. Une story à la une dédiée au diagnostic transforme un contenu éphémère de 24 heures en actif permanent de conversion, positionné à l'endroit exact où les nouveaux visiteurs évaluent la marque.

  • Portée organique★★★☆☆Tous les visiteurs, en position privilégiée
  • Effort de mise en place★★☆☆☆3 à 5 écrans à produire une fois
  • Potentiel de démarrages★★★★☆Le sticker lien est cliquable
  • Durée de vie★★★★★Permanente, à rafraîchir 1 à 2 fois par an
Séquence recommandée, en 4 à 5 stories
  1. Story 1La promesse : « Votre routine idéale en 2 minutes ».
  2. Story 2Un enregistrement d'écran du diagnostic en cours, deux ou trois questions qui défilent.
  3. Story 3La page de résultats et la routine recommandée.
  4. Story 4Un témoignage ou un résultat client.
  5. Story 5Le sticker lien « Faire mon diagnostic », plein écran.

Une autre approche : faire la pédagogie de la méthode

Typology prend le parti inverse : expliquer plutôt que vendre. Ses derniers écrans sont consacrés à une question de fond, pourquoi 24 typologies de peau, qui répond au doute le plus courant devant un diagnostic en ligne : sur quoi repose le résultat ?

Profil Instagram de Typology, la story à la une « Diagnostic » parmi les autres
Le profil : le diagnostic a sa story à la une dédiée, nommée « Diagnostic »
Écran 1 : carton titre « Diagnostic de peau / Skin diagnostic »
1Le carton titre, bilingue
Écran 2 : gros plan de peau au logo de la marque
2Un visuel de marque
Écran 3 : texte en français et sticker lien vers typology.com
3La promesse, et le sticker lien
Écran 4 : le même texte en anglais, avec le même sticker lien
4Le même écran, en anglais
Écran 5 : produits sur une étagère
5Les produits
Écran 6 : « Pourquoi 24 typologies de peau ? »
6La question de méthode
Écran 7 : l'explication des 24 typologies de peau
7La réponse, en texte dense
Deux réglages pour tirer encore plus de cette séquence

Le sticker lien mène à la page d'accueil : le faire pointer directement sur le diagnostic évite à la personne déjà convaincue de le chercher.

Le dernier écran explique les 24 typologies en un texte dense. Le même contenu réparti sur deux ou trois écrans se lit à la vitesse d'une story, et la pédagogie est précisément ce que cette séquence fait de mieux.

Profil Instagram de Respire, la story à la une « Skin Check » en première position
Le profil : « Skin Check » ouvre la rangée, avant Clear, Pharmacie et Daily Protect
Écran 1 : Le Skin Check, avec le sticker lien « En savoir plus »
1La promesse, avec le sticker lien
Écran 2 : la méthode MPP et ses trois familles de paramètres
2La méthode, et ses trois familles
Écran 3 : Mode de vie, première famille de paramètres
3Famille 1 : mode de vie
Écran 4 : Patrimoine génétique, deuxième famille de paramètres
4Famille 2 : patrimoine génétique
Écran 5 : Préoccupations, troisième famille de paramètres
5Famille 3 : préoccupations
Écran 6 : l'équipe de dermatologues et le sticker lien « Faire mon diagnostic »
6La caution scientifique, et le lien

Faites glisser la bande, et cliquez sur une image pour la lire en grand.

Ce que fait Respire, et qui s'écarte de la recommandation

Respire ne répète pas le sticker lien sur chaque écran : il est sur le premier et sur le dernier, les quatre du milieu servant uniquement à expliquer la méthode.

Et le dernier écran ne montre pas une page de résultats, mais les six dermatologues qui ont validé le diagnostic. Pour une marque dont l'argument est la caution scientifique, c'est cohérent : ce que la personne doit croire avant de cliquer, ce n'est pas « je vais recevoir une routine », c'est « ce diagnostic est sérieux ». À vous de trancher selon ce qui fait douter vos clientes.

✅ Ce qui fonctionne : répéter le sticker lien sur chaque écran, pas seulement le dernier : une partie des visiteurs quitte avant la fin. Et montrer une vraie page de recommandations, produits inclus : c'est l'écran qui déclenche le clic, parce qu'il montre ce qu'on obtient.

3.La publication qui met simplement en avant le diagnostic

Avant les mécaniques, il y a la publication qui dit ce qu'elle a à dire : votre diagnostic existe, voici ce qu'il fait, voici comment le lancer. C'est le format le plus évident et, pour cette raison, le plus souvent bâclé : un post de lancement, puis plus rien pendant six mois.

  • Portée organique★★★☆☆Au-delà des abonnés si la publication engage
  • Effort de mise en place★★☆☆☆Un visuel et une légende
  • Potentiel de démarrages★★☆☆☆Limité par l'absence de lien cliquable
  • Durée de vie★★★★☆Permanente si la publication est épinglée

Le format a une contrainte et un privilège. La contrainte : aucun lien cliquable, donc la publication ne convertit jamais seule ; elle prépare le clic que la bio ou le mot-clé iront chercher. Le privilège : Instagram permet d'épingler trois publications en haut du profil. Une publication épinglée cesse d'être un contenu du jour pour devenir la première chose que voit un nouveau visiteur.

Ce que la publication doit montrer
  1. Le visuelLe diagnostic lui-même : une question à l'écran, ou la page de résultats. Pas une photo produit, qui ne dit pas qu'il se passe quelque chose d'autre qu'une vente.
  2. Le premier motCe que la personne y gagne, pas ce que l'outil est. « Votre routine en 2 minutes » plutôt que « Découvrez notre nouveau diagnostic ».
  3. La duréeLe temps que ça prend, dit explicitement. C'est le frein numéro un, et il se lève en trois mots.
  4. Le relaisOù aller, puisque le lien n'est pas cliquable : « lien en bio », ou un mot-clé à commenter.

Reste la fréquence. Une publication de lancement par an ne suffit pas : remettez le diagnostic en avant à chaque occasion réelle, une nouveauté, un changement de saison, une question qui revient. Le sujet n'est jamais le diagnostic, c'est la raison de le faire maintenant.

Publication Les Petits Prödiges : « 3 min pour découvrir les soins adaptés à ma peau »
Les Petits Prödiges met la durée sur le visuel : « 3 min pour découvrir les soins adaptés à ma peau »
Publication Baûbo : « Mon diagnostic sur-mesure »
Baûbo nomme le résultat, « Mon diagnostic sur-mesure », et met la durée en légende : « 2 minutes chrono »
Créa Endro : « Nouveau diagnostic de peau », avec les préoccupations annotées sur le visage
Endro annote les préoccupations sur le visage, marques, fatigue, relâchement, et ajoute une contrepartie : « -15 % sur votre routine personnalisée »

Aucune des trois ne parle de l'outil : elles parlent de durée, de résultat ou de préoccupations. Endro va le plus loin en annotant sur le visage ce que le diagnostic détecte, et en ajoutant une contrepartie chiffrée. Reste le lien : en organique, le « Faire le diagnostic » écrit sur le visuel n'en est pas un. Baûbo le rattrape en légende, en donnant le chemin en toutes lettres, baûbo.fr / menu / diagnostic.

✅ Ce qui fonctionne : épingler la publication. C'est le seul moyen de donner à une publication la permanence d'une story à la une, et l'emplacement est gratuit. Trois places sont disponibles : le diagnostic mérite l'une d'elles.
❌ Erreur fréquente : annoncer l'outil au lieu du bénéfice. « Notre diagnostic personnalisé est en ligne » décrit une actualité d'entreprise ; « Deux minutes pour savoir quoi mettre sur votre peau » décrit un service rendu. La seconde formulation est la même publication, avec un taux de clic différent.

4.Les posts à mécanique de quiz, un avant-goût du diagnostic

Les stickers interactifs (sondage, quiz, curseur, question) sont la mécanique native des stories. Utilisés seuls, ils génèrent de l'engagement sans conversion. Utilisés comme avant-goût du diagnostic, ils deviennent un tunnel : la personne répond à 2 ou 3 questions dans la story, s'auto-identifie comme concernée, puis se voit proposer le diagnostic complet pour obtenir « sa vraie réponse ».

  • Portée organique★★★★☆Les stickers sont un signal d'engagement
  • Effort de mise en place★★☆☆☆1 à 2h par séquence, à refaire
  • Potentiel de démarrages★★★★☆La personne est déjà en mode questionnaire
  • Durée de vie★☆☆☆☆24 heures
1Le sondage
Votre peau en fin de journée ?
✨ Confortable😬 Ça tiraille

Deux réponses, aucun effort. La personne se situe sans y penser, et le sondage remonte la portée de la story.

2Le quiz
Le tiraillement, c'est le signe de :
A. Peau sèche B. Peau déshydratée

La bonne réponse s'affiche aussitôt. C'est là qu'est la valeur pédagogique, et elle est immédiate.

3Le lien
La réponse complète pour VOTRE peau
🔗 Faire mon diagnostic

On propose la suite au moment précis où la question reste ouverte : ce que ça implique pour sa peau à elle.

Le carrousel « lequel choisir ? »

La même mécanique existe en publication, et elle a l'avantage de durer : là où une story disparaît en 24 heures, un carrousel reste sur le profil. Le principe est identique : poser une question de choix, faire défiler les options, laisser la personne se reconnaître dans l'une d'elles. Seule la conclusion change, faute de lien cliquable ; le relais se fait par la bio ou par le mot-clé.

IN HAIRCARE, en 6 diapositives

Diapositive 1 : « Lequel choisir selon tes besoins ? » et les trois produits
1La question, et les trois options
Diapositive 2 : Miracle Oil, le soin intensif
2Option 1, et ce qu'elle fait
Diapositive 3 : Boost & Scalp, sérum de croissance
3Option 2
Diapositive 4 : Final Touch, sérum de finition
4Option 3
Diapositive 5 : conseils d'utilisation des trois produits
5Comment les utiliser
Diapositive 6 : « Laquelle choisir ? », tableau de comparaison des trois produits
6La réponse, en tableau

Les Secrets de Loly, en 5 diapositives

Diapositive 1 : réparation, Pink Power Bond
1Réparation
Diapositive 2 : protection, Sleek & Slay
2Protection
Diapositive 3 : croissance, Kurl Hero
3Croissance
Diapositive 4 : volume, Cloud Fusion
4Volume
Diapositive 5 : hydratation, Hyalu Fusion Mask
5Hydratation

Les deux publications font le travail du diagnostic, en beaucoup plus grossier : elles réduisent le catalogue à quelques besoins et demandent à la personne de se situer. Celle qui hésite entre réparation et hydratation vient de découvrir qu'elle ne sait pas trancher seule. La phrase qui leur manque tient en une ligne : « Vous hésitez encore ? Le diagnostic tranche pour vous. »

❌ Erreur fréquente : le quiz « fun » sans rapport avec le diagnostic, suivi d'un lien collé à la fin. Sans continuité thématique, la personne a joué mais n'a identifié aucun besoin, et ne clique pas.
✅ Ce qui fonctionne : conclure sur une limite assumée. Le quiz donne une tendance, le diagnostic croise le type de cheveux, les habitudes et le contexte. Le dire valorise le diagnostic au lieu de le rendre superflu.

5.L'automatisation DM : « commente ROUTINE » pour recevoir le lien

C'est la mécanique qui a le plus changé la conversion organique sur Instagram ces dernières années. Le principe : la publication ou le Reel invite à commenter un mot-clé (« Commente ROUTINE »), et un outil d'automatisation (ManyChat étant le plus répandu) envoie automatiquement le lien du diagnostic en message privé à chaque commentaire.

  • Portée organique★★★★★Le commentaire est le signal le plus fort
  • Effort de mise en place★★★☆☆Un outil tiers à configurer
  • Potentiel de démarrages★★★★★Un lien cliquable, à qui l'a demandé
  • Durée de vie★★★★☆Tant que la publication vit

Le format résout les deux problèmes structurels d'Instagram en un seul geste : le lien non cliquable en publication (le lien arrive en DM) et la portée (chaque commentaire pousse la publication dans l'algorithme). C'est le seul format de cette liste où la mécanique de conversion améliore la distribution du contenu au lieu de la pénaliser.

Anatomie d'un Reel à mot-clé
  1. Le contenuUne vraie valeur pédagogique : « 3 signes que votre routine ne convient pas ».
  2. Le pivot« Pour savoir ce qui convient à VOTRE peau… »
  3. L'appel« Commente ROUTINE, je t'envoie le diagnostic en message ».
  4. Le messageUn message court, le lien, une réassurance : « 2 min, gratuit ».
✅ Ce qui fonctionne : un mot-clé par campagne (ROUTINE, PEAU, BAUME), ce qui permet de mesurer les démarrages par contenu. Et une réponse publique automatique en plus du DM (« C'est envoyé, regarde tes messages 📩 ») : elle rassure les commentateurs suivants sur le fait que la mécanique fonctionne.
⚠️ Point de vigilance : le premier message DM doit arriver immédiatement et tenir en 2 phrases. Un DM automatique qui déroule 4 messages avec des boutons multiples ressemble à un chatbot commercial et fait chuter le taux de clic. Une phrase, le lien, la réassurance.

6.La vidéo « je fais le diagnostic », la démonstration qui lève le doute

Le format vidéo natif où quelqu'un fait le diagnostic à l'écran et réagit à ses résultats. C'est la démonstration produit du diagnostic : en 30 secondes, on comprend ce qu'il est, combien de temps il prend, et ce qu'on obtient à la fin. Trois incarnations possibles, par ordre de proximité : la fondatrice, une cliente, un créateur.

  • Portée organique★★★★☆Format natif, distribué au-delà des abonnés
  • Effort de production★★★☆☆2 à 4h par vidéo, montage compris
  • Potentiel de démarrages★★★★☆La démonstration lève l'incertitude
  • Durée de vie★★★☆☆Plusieurs semaines, réutilisable en story
Script type, 30 à 45 secondes
  1. 0-3 sL'accroche : « Je fais le diagnostic de peau de ma propre marque, on va voir s'il me connaît ».
  2. 3-15 sL'enregistrement d'écran accéléré des questions, avec une ou deux réactions face caméra.
  3. 15-25 sLa page de résultats, la routine recommandée lue à voix haute.
  4. 25-35 sLa réaction : « ok, il a capté un truc que même moi je formulais pas comme ça ».
  5. 35 s et +L'appel : « Le lien est en bio », ou « Commente PEAU ».

Le meilleur moment d'une telle vidéo est celui où le diagnostic recommande à la fondatrice le produit qu'elle utilise déjà : en une prise, la cohérence entre le moteur et le catalogue est démontrée.

Variante : répondre en vidéo à un commentaire du type « je ne sais pas quel produit choisir », en faisant le diagnostic en direct avec les informations données. Le service après-vente devient du contenu.

🔇 cliquez pour le son
Endro : le fondateur face caméra, les questions du diagnostic incrustées à l'écran, une cliente qui applique le soin, et l'appel en carton final.
🔇 cliquez pour le son
Respire : une experte du comité scientifique, en blouse, devant ses formules : « Quelle est l'erreur la plus fréquente ? »

Les deux créas viennent de la bibliothèque publicitaire Meta, mais le format est celui d'un Reel organique, et elles montrent deux incarnations différentes. Endro suit le script ci-dessus à un écran près : on voit les questions défiler, on ne voit jamais la page de résultats. C'est pourtant l'écran que le spectateur veut évaluer. Respire ne montre pas le diagnostic du tout : elle met une experte en scène et fait de la pédagogie. Le lien manquant tient en une phrase à la fin, « et c'est exactement ce que le diagnostic regarde », qui transformerait la leçon en démonstration.

✅ Ce qui fonctionne : montrer les vraies questions et la vraie page de résultats, sans rien flouter. C'est exactement ce que le spectateur veut évaluer avant de cliquer. Une vidéo qui cache le contenu n'enlève pas l'incertitude, elle l'entretient.
❌ Erreur fréquente : le ton publicitaire. Une vidéo « je fais le diagnostic » scriptée comme une publicité (voix off enthousiaste, résultats parfaits, zéro hésitation) perd exactement ce qui fait fonctionner le format : l'authenticité de la réaction. Les hésitations et les surprises sont le contenu.

7.L'UGC : quand vos clientes publient leur diagnostic

Le dernier format ne se produit pas, il s'orchestre : ce sont vos clientes qui publient leur diagnostic. Une story « j'ai fait le diagnostic de [marque], voilà ma routine » repostée vaut plus qu'un contenu de marque : elle est distribuée d'abord sur l'audience de la cliente, et elle montre des produits recommandés en contexte. Choisie, personnalisée, non sponsorisée : la meilleure publicité produit possible.

  • Portée organique★★★★☆Audience des clientes plus la vôtre
  • Effort de production★★☆☆☆Faible à produire, constant à animer
  • Potentiel de démarrages★★★★☆La recommandation par une paire
  • Durée de vie★★★☆☆24h par repost, alimentable en continu

L'UGC diagnostic ne se décrète pas, il se déclenche. Trois points d'activation, par ordre d'efficacité :

Point d'activationMécanique
La page de résultatsUn encart « Partagez votre profil » avec un visuel généré prêt à poster (le profil, pas les données sensibles)
L'email post-diagnosticUne ligne dans l'email de résultats : « Taguez-nous avec votre routine, on partage les plus belles »
Le colisUne carte « Montrez-nous votre routine » avec le hashtag et le compte à taguer
🔇 cliquez pour le son
Pomad : une créatrice explique l'approche de la marque et applique le soin.
🔇 cliquez pour le son
Pomad : une autre créatrice, un autre angle. Elle part des carences et de ce qui se passe à l'intérieur, avant de parler de la peau.

Même marque, deux voix, deux entrées en matière : l'une passe par l'approche et le geste, l'autre par les causes internes. C'est précisément ce qu'un contenu de marque ne peut pas produire, parce qu'il n'a qu'une voix. Et c'est le ton à viser : aucune des deux ne récite une fiche produit, chacune raconte pourquoi le sujet lui parle.

Il manque une seule chose pour que ces vidéos servent le diagnostic, et elle ne coûte rien : que la personne montre son résultat à l'écran et dise ce qu'il lui a recommandé. La recommandation devient alors une démonstration.

✅ Ce qui fonctionne : créer un template de partage. Les clientes partagent quand c'est valorisant et sans effort : un visuel de profil esthétique, généré à la fin du diagnostic, se partage 10 fois plus qu'une capture d'écran brute de page de résultats.
⚠️ Point de vigilance : le repost touche à des données personnelles. Jamais de story affichant des préoccupations sensibles sans accord explicite. La règle : la cliente partage son profil, la marque ne partage jamais ses réponses.

8.Le live, le diagnostic commenté en direct par une experte

Le live Instagram ou TikTok où la marque réalise des diagnostics en direct : les spectateurs décrivent leur peau en commentaire, une experte remplit le diagnostic avec eux à l'écran et commente les résultats. C'est le seul format de cette liste que presque aucune marque n'exploite encore. Toutes les briques existent pourtant, chacune validée séparément : les consultations vidéo en tête-à-tête avec un expert (Clarins propose sa « Live Consultation » gratuite avec un Beauty Coach), le live shopping beauté avec des experts qui répondent aux questions, et les lives de conseils personnalisés des créateurs skincare, qui rassemblent des milliers de spectateurs. Personne n'a encore assemblé les trois autour d'un diagnostic. La première marque de votre catégorie qui le fait prend une position difficile à rattraper.

  • Portée organique★★★☆☆Notification aux abonnés pendant le direct
  • Effort de production★★★★★Préparation, animation, présence experte
  • Potentiel de démarrages★★★☆☆Modéré en direct, fort via les clips
  • Durée de vie★★★★☆Une heure de live donne 5 à 10 clips

Le format vaut surtout par ce qu'il démontre : derrière le diagnostic, il y a une vraie expertise. C'est le terrain naturel des marques à caution scientifique, celles dont le diagnostic est signé par des experts. Chaque cas commenté en direct (« vous cochez tiraillements et brillance en zone T, c'est le profil classique de peau déshydratée qui surcompense, et c'est ce que le diagnostic détecte ») fait la pédagogie du diagnostic mieux que n'importe quelle bannière. Et une heure de direct produit un stock de clips : chaque cas traité devient un Reel « diagnostic en direct » qui alimente le format vidéo de la section 6.

L'étape avant le live : le diagnostic filmé

Entre le Reel de la section 6 et le live, il existe un format intermédiaire, et Endro l'a déjà tourné : on installe quelqu'un dans un fauteuil, on lui tend un téléphone, et on le filme en train de faire le diagnostic. La marque n'explique rien, elle observe. Le montage alterne le visage et l'écran, avec les vraies questions du diagnostic incrustées.

🔇 cliquez pour le son
Endro : quelqu'un fait le diagnostic à l'écran pendant qu'on le filme, avec les vraies questions incrustées. « Comment se comporte votre peau au réveil, au naturel ? »

C'est le live en différé, et c'est beaucoup plus simple à produire : pas d'horaire à annoncer, pas de spectateurs à réunir, pas de commentaires à gérer en direct. On garde l'essentiel, c'est-à-dire quelqu'un qui découvre son résultat devant la caméra, et on supprime tout ce qui rend le live risqué. C'est le bon galop d'essai avant de passer au direct : la même mise en scène, sans le filet retiré.

✅ Ce qui fonctionne : annoncer une consultation, pas une promotion : « Consultation peau en direct jeudi 19h, venez avec vos questions ». Épingler le lien du diagnostic en commentaire pendant tout le direct, en le rappelant à voix haute toutes les dix minutes pour les personnes qui arrivent en cours. Et commencer petit : un premier live de 30 minutes avec cinq cas préparés à l'avance, des diagnostics réels anonymisés, sécurise le déroulé avant de passer aux cas en direct.
⚠️ Point de vigilance : le live skincare touche vite aux limites de la réglementation. Une experte qui commente des peaux en direct ne doit jamais glisser vers le diagnostic médical (eczéma, rosacée, acné sévère) : la réponse systématique à ces cas est l'orientation vers un dermatologue. C'est à la fois une obligation et un signal de sérieux qui renforce la crédibilité du diagnostic.

9.Les erreurs qui font échouer un diagnostic sur les réseaux

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❌ Traiter le diagnostic comme une annonce ponctuelle. C'est un actif permanent : il justifie une présence permanente et des formats récurrents, pas un post de lancement suivi de rien.
❌ Le rendre difficile à trouver. Ouvrez votre profil comme un nouveau visiteur et comptez les clics jusqu'au diagnostic. Au-delà de deux, vous perdez la majorité des intentions.
❌ Miser sur la production avant d'avoir posé la base. Une vidéo qui performe renvoie vers une bio muette. La bio et la story à la une d'abord, une seule fois ; les formats récurrents ensuite.